Interview de JP Reynier CEO Prim@ Group Maroc « Le DSI marocain est totalement focalisé sur son budget d’acquisition et non sur son retour sur investissement »

A la une, Interviews | | Le 14 septembre, 2009 - 5 h 59 min
Jean Philippe Reynier CEO de Prim@ Group

Jean Philippe Reynier CEO de Prim@ Group

Technologie encore méconnue ou peu développé au Maroc, la virtualisation des SI présente pourtant de nombreux gains en matière d’administration, de continuité d’activité et de réduction des coûts d’infrastructure, la virtualisation n’est cependant pas un investissement à court terme prévient Jean Philippe Reynier. Expert et CEO de l’une des rares société du secteur au Maroc.

ITM Pourriez vous vous présenter ainsi que PRIM@ Group à nos lecteurs ?
Je suis Jean Philippe REYNIER, 44 ans, directeur de PRIM@ Group pour la France, l’Afrique et le Moyen Orient. PRIM@ Group est une société française créée en 1988 dont le siège est en France à Bourges. La filiale Afrique dont le siège est à Casablanca a été créée en aout 2005. PRIM@ Group est spécialisée dans les solutions de storage, de sécurité et de virtualisation. Certifiée par les grands éditeurs et constructeurs, PRIM@ Group est leader en Afrique du nord dans les solutions de plan de reprise d’activité (PRA).
Qu’est-ce qui vous a amené à installer votre activité au Maroc ?
L’étude d’implantation mettait en concurrence le Maroc avec la Hongrie et la Pologne qui avaient l’avantage d’être des pays européens. La décision de choisir le Maroc a été dictée par une stratégie de proposer d’abord  nos solutions sur la zone Afrique compte tenu de la pression qu’ont les DSI des pays de cette zone à ce mettre en conformité avec les réglementations internationales en  matière de sauvegarde de leurs données et de l’obligation de PRA par leurs actionnaires étrangers.
Comment expliquer le fort développement des technologies de virtualisation ?
La virtualisation fait réduit les budgets informatiques tout le monde ou presque le sait à présent. On oublie toutefois de rajouter que la véritable économie n’est pas à l’acquisition des licences, ni du matériel, mais bien en termes d’administration du SI et des immenses possibilités que la virtualisation permets pour offrir de nouveaux services aux utilisateurs. Par ailleurs, rien aucune solution « physique » n’est aussi économique que la mise en place d’un PRA avec les solutions de virtualisation. Il est donc normal que cette technologie explose dans le monde des SI.
Parmi vos références, Royal Air Maroc, l’ONA, Maroc Télécom, et récemment Mondial Assistance ISAAF vous ont fait confiance, qu’est ce qui peut pousser une entreprise à opter pour la virtualisation de ses systèmes ?
En priorité la simplicité d’administration que va lui offrir la virtualisation pour administrer, et développer son SI. Ensuite les économies telles que la réduction d’achat des serveurs dont elle a besoin, la simplicité de mise en place d’un plan de secours, la possibilité de disposer en 1 minute de nouveau serveurs de tests…
La virtualisation est-elle réellement une source d’économies ou cache-t-elle d’autres coûts annexes (stockage, formations…)?
Un projet de virtualisation coute cher ce que cache une grande majorité des prestataires non formés qui malheureusement n’apporte aucun conseil pertinent au client et le font souvent reculer face à un projet de virtualisation. Comme je vous l’indiquais il faut chercher les économies ailleurs qu’à l’acquisition. Il faut savoir que pour 1 Dhs acheté, le système va couter 8 Dhs pour le maintenir. C’est sur ces 8 Dhs que la virtualisation va considérablement réduire les couts.
On associe souvent la virtualisation à la notion de Green IT ? Est-ce avant tout un argument marketing où une concrète réalité ?
En Europe cela est passée on est passée par toutes les phases. D’abord effet marketing, puis obligation, et maintenant c’est une différenciation que font beaucoup de grandes sociétés (telle Google) pour marquer leur prise de conscience envers l’environnement. On sait maintenant que rentabilité et écologie ne sont pas incompatibles comme le prouve le dernier contrat de Bouygues et de Prosodie basé sur une réduction concertée des couts d’électricité. Au Maroc le principal frein est une course effrénée vers les réductions de couts d’acquisition au détriment de la qualité des prestations et d’autres challenges tels que l’environnement.
Le marché des postes de travail pourrait-il être le plus grand enjeu ?
Le poste de travail va constituer dans les années à venir une source d’économie pour l’entreprise dans la mesure où l’on compte environ 50 postes de travail pour 1 serveur. PRIM@ Group qui travaille depuis de nombreuses années sur les solutions pour postes de travail a créée en 2008 au Maroc un département dédié à ces solutions « Desktops Distributed Services ». Le grand retour du client léger, et la croissance exponentielle des PC portable est un autre indicateur.
Quels peuvent être les impacts de la virtualisation sur les ressources humaines ?
On entend parfois que la virtualisation va à l’encontre des ressources humaines car elle réduirait les effectifs ce qui est faux. La virtualisation permet un enrichissement du travail pour le rendre plus intéressant pour l’équipe SI, lui offrir de nouvelles possibilités pour offrir du service aux utilisateurs, lui garantir un fonctionnement sans faille. La virtualisation va nécessiter d’organiser différemment le travail de l’équipe, mais certainement pas de supprimer des postes.
Quelle est la situation du Maroc sur ce secteur et comment y voyez vous son développement, percevez vous une sensibilité des DSI marocain sur le sujet ?
Le DSI marocain est totalement focalisé sur son budget d’acquisition et non sur son retour sur investissement (ROI) et sur le cout de fonctionnement du son système (TCO). Or il est prouvé depuis de nombreuses années que les économies que peut faire un DSI sont sur son fonctionnement et sur son optimisation non sur les couts d’acquisition. Beaucoup reste à faire pour sensibiliser efficacement les DSI marocains à cela.
Quelles bonnes pratiques ou recommandations faut-il se conformer dans l’usage de la virtualisation ?
Le premier conseil est de s’entourer de spécialistes formés mais surtout ayant déployés de la virtualisation sur différents types de plate forme.Une société n’est pas compétente simplement quand elle a envoyé son consultant 4 jours en formation chez l’éditeur. Il faut de la pratique et une connaissance élargie du storage, du réseau, de la sécurité. Ensuite il faut savoir qu’un projet de virtualisation peut s’avérer couteux à la mise en œuvre. Le client ne doit donc pas se focaliser sur les couts licences mais avoir une vision à moyen et long termes de ce que sera son SI. Enfin « dire fait rire, mais voir fait croire » ce qui veux dire que le client a un devoir de vérifier la compétence de son fournisseur en exigeant des démonstrations concrètes des solutions qu’il va déployer. PRIM@ à investit plus de 450 000 Dhs dans un show room virtualisation et storage.
Quels sont les projets actuels de PRIM@ Group ?
PRIM@ Group poursuit sa croissance dans plusieurs pays africains tels que la Tunisie, l’Algérie, le Mali tous demandeurs d’ expertise en termes de storage et de solutions de continuité d’activité (business continuity). Par ailleurs la mise en œuvre de la libre circulation de nos consultants (permettant à nos consultants français d’intervenir en Afrique et vice versa) sera finalisée fin 2009 pour unifier totalement notre offre Europe – Afrique.
Un premier pas visible en septembre sera la réalisation d’un site web unique avec l’abandon de notre site en primagroup.ma pour devenir primagroup.com

ITMaroc.com : Pourriez vous vous présenter ainsi que PRIM@ Group à nos lecteurs ?

Je suis Jean Philippe REYNIER, 44 ans, directeur de PRIM@ Group pour la France, l’Afrique et le Moyen Orient. PRIM@ Group est une société française créée en 1988 dont le siège est en France à Bourges. La filiale Afrique dont le siège est à Casablanca a été créée en aout 2005. PRIM@ Group est spécialisée dans les solutions de storage, de sécurité et de virtualisation. Certifiée par les grands éditeurs et constructeurs, PRIM@ Group est leader en Afrique du nord dans les solutions de plan de reprise d’activité (PRA).

Qu’est-ce qui vous a amené à installer votre activité au Maroc ?

L’étude d’implantation mettait en concurrence le Maroc avec la Hongrie et la Pologne qui avaient l’avantage d’être des pays européens. La décision de choisir le Maroc a été dictée par une stratégie de proposer d’abord  nos solutions sur la zone Afrique compte tenu de la pression qu’ont les DSI des pays de cette zone à ce mettre en conformité avec les réglementations internationales en  matière de sauvegarde de leurs données et de l’obligation de PRA par leurs actionnaires étrangers.

Comment expliquer le fort développement des technologies de virtualisation ?

La virtualisation fait réduit les budgets informatiques tout le monde ou presque le sait à présent. On oublie toutefois de rajouter que la véritable économie n’est pas à l’acquisition des licences, ni du matériel, mais bien en termes d’administration du SI et des immenses possibilités que la virtualisation permets pour offrir de nouveaux services aux utilisateurs. Par ailleurs, aucune solution « physique » n’est aussi économique que la mise en place d’un PRA avec les solutions de virtualisation. Il est donc normal que cette technologie explose dans le monde des SI.

Parmi vos références, Royal Air Maroc, l’ONA, Maroc Télécom, et récemment Mondial Assistance ISAAF vous ont fait confiance, qu’est ce qui peut pousser une entreprise à opter pour la virtualisation de ses systèmes ?

En priorité la simplicité d’administration que va lui offrir la virtualisation pour administrer, et développer son SI. Ensuite les économies telles que la réduction d’achat des serveurs dont elle a besoin, la simplicité de mise en place d’un plan de secours, la possibilité de disposer en 1 minute de nouveau serveurs de tests…

La virtualisation est-elle réellement une source d’économies ou cache-t-elle d’autres coûts annexes (stockage, formations…)?

Un projet de virtualisation coute cher ce que cache une grande majorité des prestataires non formés qui malheureusement n’apporte aucun conseil pertinent au client et le font souvent reculer face à un projet de virtualisation. Comme je vous l’indiquais il faut chercher les économies ailleurs qu’à l’acquisition. Il faut savoir que pour 1 Dhs acheté, le système va couter 8 Dhs pour le maintenir. C’est sur ces 8 Dhs que la virtualisation va considérablement réduire les couts.

On associe souvent la virtualisation à la notion de Green IT ? Est-ce avant tout un argument marketing où une concrète réalité ?

En Europe cela est passée on est passée par toutes les phases. D’abord effet marketing, puis obligation, et maintenant c’est une différenciation que font beaucoup de grandes sociétés (telle Google) pour marquer leur prise de conscience envers l’environnement. On sait maintenant que rentabilité et écologie ne sont pas incompatibles comme le prouve le dernier contrat de Bouygues et de Prosodie basé sur une réduction concertée des couts d’électricité. Au Maroc le principal frein est une course effrénée vers les réductions de couts d’acquisition au détriment de la qualité des prestations et d’autres challenges tels que l’environnement.

Le marché des postes de travail pourrait-il être le plus grand enjeu ?

Le poste de travail va constituer dans les années à venir une source d’économie pour l’entreprise dans la mesure où l’on compte environ 50 postes de travail pour 1 serveur. PRIM@ Group qui travaille depuis de nombreuses années sur les solutions pour postes de travail a créée en 2008 au Maroc un département dédié à ces solutions « Desktops Distributed Services ». Le grand retour du client léger, et la croissance exponentielle des PC portable est un autre indicateur.

Quels peuvent être les impacts de la virtualisation sur les ressources humaines ?

On entend parfois que la virtualisation va à l’encontre des ressources humaines car elle réduirait les effectifs ce qui est faux. La virtualisation permet un enrichissement du travail pour le rendre plus intéressant pour l’équipe SI, lui offrir de nouvelles possibilités pour offrir du service aux utilisateurs, lui garantir un fonctionnement sans faille. La virtualisation va nécessiter d’organiser différemment le travail de l’équipe, mais certainement pas de supprimer des postes.

Quelle est la situation du Maroc sur ce secteur et comment y voyez vous son développement, percevez vous une sensibilité des DSI marocain sur le sujet ?

Le DSI marocain est totalement focalisé sur son budget d’acquisition et non sur son retour sur investissement (ROI) et sur le cout de fonctionnement du son système (TCO). Or il est prouvé depuis de nombreuses années que les économies que peut faire un DSI sont sur son fonctionnement et sur son optimisation non sur les couts d’acquisition. Beaucoup reste à faire pour sensibiliser efficacement les DSI marocains à cela.

Quelles bonnes pratiques ou recommandations faut-il se conformer dans l’usage de la virtualisation ?

Le premier conseil est de s’entourer de spécialistes formés mais surtout ayant déployés de la virtualisation sur différents types de plate forme.Une société n’est pas compétente simplement quand elle a envoyé son consultant 4 jours en formation chez l’éditeur. Il faut de la pratique et une connaissance élargie du storage, du réseau, de la sécurité. Ensuite il faut savoir qu’un projet de virtualisation peut s’avérer couteux à la mise en œuvre. Le client ne doit donc pas se focaliser sur les couts licences mais avoir une vision à moyen et long termes de ce que sera son SI. Enfin « dire fait rire, mais voir fait croire » ce qui veux dire que le client a un devoir de vérifier la compétence de son fournisseur en exigeant des démonstrations concrètes des solutions qu’il va déployer. PRIM@ à investit plus de 450 000 Dhs dans un show room virtualisation et storage.

Quels sont les projets actuels de PRIM@ Group ?

PRIM@ Group poursuit sa croissance dans plusieurs pays africains tels que la Tunisie, l’Algérie, le Mali tous demandeurs d’ expertise en termes de storage et de solutions de continuité d’activité (business continuity). Par ailleurs la mise en œuvre de la libre circulation de nos consultants (permettant à nos consultants français d’intervenir en Afrique et vice versa) sera finalisée fin 2009 pour unifier totalement notre offre Europe – Afrique. Un premier pas visible en septembre sera la réalisation d’un site web unique avec l’abandon de notre site en primagroup.ma pour devenir primagroup.com

A propos de PRIM@ Group : Créé en 1988 PRIM@ Group est une société française spécialisée en solutions storage et virtualisation. Seule société au Maroc (Casablanca)  à être à la fois certifiée sur les solutions storage CA et VIP Entreprise VMware, PRIM@ Group compte entre autre parmi ses références l’ONA; Maroc Leasing et d’autres clients africains… www.primagroup.ma

Propos recueillis par RA ITMaroc.com


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