10.000 ingénieurs pour combler les besoins de l’Offshoring

NTIC, Société | | Le 28 décembre, 2006 - 17 h 00 min

C’est parti. Le coup d’envoi du programme de formation de 10.000 ingénieurs et assimilés par an sera donné aujourd’hui en début d’après-midi. L’opération porte sur trois ans. Elle devra prendre fin à l’horizon 2010.

 

 

C’est le Premier ministre, lui-même, qui enclenche ce mercredi cette initiative tant attendue, à l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs (EMI). Les objectifs de cette opération sont multiples. En premier lieu, il s’agit d’assurer une adéquation entre les besoins en emplois pointus et l’offre en ressources qualifiées notamment dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ensuite, redynamiser le secteur de la formation d’ingénieurs en ouvrant des horizons et donc des débouchés aux bacheliers scientifiques ou de formation technique. L’intérêt est également de développer des passerelles entre l’enseignement universitaire et les écoles d’ingénieurs.

Sacré défi, sachant que notre système de formation ne produit actuellement que 4.284 ingénieurs et assimilés, soit moins de la moitié de l’objectif visé par l’initiative gouvernementale. « Avec ce potentiel de formation, le Maroc se place loin derrière des pays à économie similaire. Soit 1,43 ingénieur pour 10.000 habitants contre 6 ingénieurs dans l’Europe de l’Est et 2,5 en Tunisie », reconnaît-on auprès du département de Habib El Malki.

C’est dire que le gouvernement doit mettre les bouchées doubles pour tenir sa promesse. Tout le monde s’y met donc. Le programme de formation dans le cadre de ce programme couvre les diplômes d’ingénieur, de master, licence en sciences et techniques et ceux des établissements d’enseignement supérieur privé.

Par établissements, ce sont les établissements universitaires qui devront supporter le plus gros de la formation avec 52% des effectifs à former à l’horizon 2010, soit 5.200 lauréats. Au total, 28 établissements universitaires appartenant à 13 universités participent au programme. Parmi eux, 10 écoles d’ingénieurs (EMI, Ensem, Ensias, Ensam, Ensa (Agadir, Fès, Marrakech, Oujda, Safi et Tanger). Participeront également 7 facultés des sciences et techniques (Beni Mellal, Errachidia, Fès, Marrakech, Mohammédia, Settat et Tanger) et 11 autres facultés des sciences (Agadir, Casablanca, El Jadida, Fès, Kénitra, Marrakech, Meknès, Mohammédia, Oujda, Rabat et Tétouan). Pour autant, ce souci d’augmenter les effectifs d’ingénieurs ne veut en aucun cas dire que la qualité de la formation sera reléguée au second plan.

Au contraire, soulignent les concepteurs du programme, l’accès sera mis sur les programmes d’enseignements et des mesures d’accompagnement sont prévues pour garantir une adaptation permanente et évolutive aux besoins et exigences du marché de l’emploi. Pour assurer la réussite de ce programme, des moyens additionnels seront ainsi mis à la disposition des établissements dans le cadre de conventions. Celles-ci fixeront les modalités et conditions de financement, réalisation et de suivi de l’initiative 10.000 ingénieurs.

Ces moyens additionnels permettront aux établissements concernés d’engager de nouvelles ressources humaines (enseignants permanents et vacataires) tout en prenant en charge une bonne partie des volumes horaires supplémentaires liés au dédoublement des effectifs par le personnel enseignant permanent existant. L’enveloppe totale hors salaire nécessaire à la mise en œuvre de ce programme s’élève à 853 millions de dirhams.

Autre mesure d’accompagnement : un comité de suivi présidé par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique. Il sera composé des représentants des différentes parties et veillera au suivi de l’exécution du programme.

K.El Hassani Source : L’Economiste

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