NTIC : Mission de partenariat maroco-canadien

NTIC | | Le 17 mars, 2007 - 2 h 33 min

Une délégation d’hommes d’affaires marocains du secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC) a séjourné du 12 au 14 mars à Montréal où elle a fait connaître le potentiel de ce secteur et ses pôles d’excellence aux opérateurs canadiens.

 

 

Cette mission, qui a vu la participation d’une dizaine de groupes leaders marocains du secteur des TIC au Maroc opérant notamment dans la formation, les systèmes électroniques de paiement, systèmes de prise de décision, centres d’appels, informatique mobile, E-marketing solutions de gestion de patrimoine mobilier et immobiliers, avait pour objectifs également de s’enquérir du développement de ce secteur au Canada et particulièrement au Québec et de mettre en contact les opérateurs des deux pays.

A cet effet, un séminaire a réuni les hommes d’affaires marocains et leurs homologues canadiens, représentant une vingtaine de sociétés et autres institutions canadiennes.

A l’ouverture de ce séminaire, qui s’est déroulée en présence de la consule générale du Royaume du Maroc à Montréal, Mme Souriya Otmani, l’ambassadeur du Maroc au Canada, Mohamed Tangi, a souligné l’importance que revêt le Maroc aux yeux des entrepreneurs internationaux du secteur des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Il a rappelé à cet égard que le Royaume a été classé en 2006 parmi les premiers pays de croissance dans le secteur des TIC par l’Union internationale des télécommunications. Il est également la troisième destination de délocalisation parmi les pays francophones en termes d’offshoring, a-t-il ajouté.

Quelque 50 multinationales des NTIC se sont déjà installées ou sont représentées au Maroc, une présence, a-t-il dit, qui leur permet « d’exploiter la plate-forme Maroc en bénéficiant des différents avantages liés aux accords de libre-échange signés avec les Etats-Unis d’Amérique, la Turquie et la région d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (Mena), sans parler du vaste Accord d’Association entre le Maroc et l’Union européenne ».

En plus de sa position géographique stratégique exceptionnelle, au cœur de la région euroméditerranéenne, du Moyen-Orient et de l’Afrique, le Royaume du Maroc, a-t-il noté, est l’ un des rares pays au monde à être lié par des accords de libre-échange aussi bien aux Etats-Unis d’Amérique qu’à l’Union européenne, les deux marchés les plus importants actuellement au monde.

M. Tangi a rappelé que le gouvernement marocain a préparé, de concert avec les entrepreneurs, la stratégie dite « Contrat-progrès 2006-2012″ , un plan qui a pour objectif la mise en place, entre autres, d’une industrie forte en NTIC, la consolidation de l’ingénierie nationale, la création d’emplois hautement qualifiés et pérennes, le développement national du système e-gouvernement et l’amélioration et la capitalisation d’un véritable savoir-faire national exportable dans ces domaines.

Il a souligné que le développement du secteur des NTIC au Maroc peut être consolidé notamment à travers des partenariats mutuellement bénéfique avec des entrepreneurs de pays amis, comme le Canada, pays qui occupe une place de choix parmi les leaders mondiaux dans le secteur des NTIC.

La discussion des sujets abordés au cours de la première journée de cette rencontre s’est poursuivie lors du dîner offert lundi soir par la consule générale du Royaume du Maroc à Montréal, Mme Souriya Otmani, en l’honneur de la délégation d’hommes d’affaires marocains.

La mission a été organisée par le Centre marocain de promotion des exportations (CMPE), en collaboration avec l’ambassade du Canada à Rabat, le Bureau régional de Montréal au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada et la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’Offshoring.

Selon les organisateurs de cette mission, une évaluation préliminaire de cet évènement a montré la satisfaction des opérateurs canadiens, suite aux présentations du savoir-faire et compétences des sociétés marocaines ainsi que celle des participants marocains quant à leurs contacts d’affaires.

Source : MAP


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