ANRT : Pour les entreprises marocaines, l’heure n’est pas encore au tout numérique

A la une, NTIC | | Le 22 mai, 2011 - 18 h 52 min

L’ANRT révèle ses conclusions sur le développement des TIC dans le milieu professionnel pour l’année 2010 dans sa dernière étude.

Les entreprises marocaines seraient quasi-toutes équipées en téléphonie fixe (98%), en ordinateur (98%) et en accès Internet (91%) mais seulement 78% d’entre elles possèderaient des abonnements de téléphonie mobile.

Ces chiffres cachent de grandes disparités entre les différents secteurs.

Si les ordinateurs sont partout dans le secteur des services financiers (108 unités pour 100 employés), ce n’est pas le cas dans celui de l’industrie avec seulement 38 ordinateurs pour 100 employés. Le parc d’ordinateurs est relativement récent et « majoritairement composé d’ordinateurs de bureau » (81%). Ainsi, 22% des ordinateurs ont moins de 1 an, 55% ont entre 1 et 3 ans et 24% ont plus de 3 ans. Seulement 29% des ordinateurs qui équipent les entreprises sont portables.

Contrairement aux foyers des particuliers, les entreprises plébiscitent l’accès ADSL (88%) plutôt que la 3G sur mobile ou sur ordinateur (7% des sondés pour chacun de ces deux modes d’accès). Le secteur du BTP fait office de plus mauvais élève avec 86% d’entreprises équipées.

Les entreprises marocaines ne sont pas encore totalement à l’aise avec les outils internet. Même si 48% de celles qui sont connectées possèdent  un site web, 67% d’entre elles sous-traitent le développement de celui-ci à une entreprise tierce. Mais elles ont compris l’importance d’inclure les TIC dans leurs métiers. Ainsi, « elles consacrent 8% de leur budget à l’investissement dans les TIC et 4% de leur budget formation à la formation des employés aux TIC ».

L’étude conclue sur l’état du commerce en ligne au Maroc. Seulement, 17% des entreprises connectées à Internet achètent en ligne et 11% vendent leur produit ou leur service en ligne.

Cependant, les raisons de ce désintérêt des entreprises marocaines pour le commerce en ligne sont à l’opposé de celles exprimées par les particuliers. Alors que ces derniers n’ont pas confiance en la prétendue sécurité de la transaction et regrette de ne pas avoir un accès physique aux produits, les entreprises, elles, regrettent le manque d’adaptation de leur produit à la vente en ligne. Certaines estiment aussi que le marché n’est pas prêt à accepter ce type de service (23%).

Ce dernier point révèle, pour de nombreuses entreprises, la crainte de voir se développer au Maroc ce nouveau mode de distribution auquel elles ne connaissent rien ou presque. Mais bien évidemment, d’autres ont compris qu’elles ne pouvaient éviter cette évolution et préfèrent faire partie des entreprises pionnières en la matière dans notre pays.

Ez-zouak Nabil

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