Le Maroc ne veut plus être un nain numérique

NTIC | | Le 12 octobre, 2009 - 20 h 39 min

antenne_460Il est visiblement décontracté en ce samedi 10 octobre! Pas l’effet week-end seulement. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, Ahmed Réda Chami, vient d’arriver du Palais royal de Rabat où ont été signées, sous la présidence du Souverain, 4 conventions… décisives: le Maroc réitère, solennellement, ses ambitions à l’égard du monde numérique.
Raison pour laquelle d’ailleurs notre ministre, également ex-directeur général régional chez Microsoft, est déjà en terrain conquis lorsqu’il présente aux journalistes sa stratégie nationale pour la société de l’information et de l’économie numérique 2009-2013. Avec du renfort en plus puisque Mohamed Horani, patron des patrons, Ahmed Akhchichine, ministre de l’Education nationale, Mohammed Khalfi, président de l’Association des professionnels des technologies de l’information, et Azdine El Mountassir Billah, DG du régulateur télécom sont à ses côtés.
Un pas décisif est franchi. Mais pas uniquement pour l’avenir du pays. Dès lors Chami parle de «rupture» entre la stratégie Maroc Numeric et le plan e-Maroc. En termes de «façon-de-faire, de suivi et d’objectifs clairement identifiés», d’abord et de «budget sécurisé de 5,2 milliards de DH», ensuite.
Pour l’instant, la situation n’est guère reluisante: un foyer sur dix a une connexion Internet. Le Maroc est le 140e sur 192 dans le classement e-gov des Nations unies… Rabat a marqué des points aussi en tant que nouvelle destination d’offshoring TI, de nid d’entreprises pionnières en monétique telles que HPS… Bref, arguments et contre-arguments ne manquent pas. Toujours est-il que chacun a ses autoroutes d’information. Le jeune ministre socialiste n’en démord pas. Sa vision table notamment sur la création de 26.000 emplois d’ici cinq ans.
Il y a en premier lieu 4 priorités stratégiques. La transformation sociale avec entre autres le programme Injaz -80.000 élèves ingénieurs et assimilés pourront acquérir un PC portable et accès internet subventionnés à 85% par l’Etat-. Les services publics orientés usagers: dématérialiser pour contrer corruption et bureaucratie. Il s’agit de 89 projets dit «must have» e-gouvernement: centrale d’achat des administrations, déclarations fiscales, sociales ou douanières en ligne, état civil électronique… L’on prévoit aussi l’informatisation des PME, surtout les secteurs (cuir, agroalimentaire… à fort enjeu PIB) autour de solutions de production assistée par ordinateur. Et développement de l’industrie TI enfin.
Cette stratégie a deux mesures d’accompagnement. L’une cible le capital humain avec 26.000 profils à former via des plans de formation TI… L’autre vise la confiance numérique. Sur le plan légal, la protection des données personnelles est déjà acquise. Celle du consommateur est en route.

Leconomiste.com

Tags: , , , ,


A lire également

Réaction