Le Maroc se positionne comme pays émergeant dynamique dans le secteur des technologies de l’information

A la une, NTIC | | Le 8 octobre, 2010 - 16 h 00 min

Guadalajara (Mexique) – Le Maroc a mobilisé un budget avoisinant les 600 millions de dollars pour la mise en oeuvre de la stratégie nationale « Maroc Numeric 2013 », visant à positionner le Royaume parmi les pays émergeants dynamiques dans le domaine des technologies de l’information, a indiqué, mardi, M. Taieb Debbagh, représentant du Maroc devant la 18ème Conférence de Plénipotentiaires de l’Union Internationale des Télécommunications (PP-10), qui se tient au Mexique.

Le principal enjeu qui préside à la mobilisation de ces ressources importantes par le Maroc est « non seulement de pérenniser les avancées déjà réalisées, mais surtout de permettre l’insertion du Maroc dans l’économie mondiale du savoir », a ajouté M. Debbagh, qui est secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies.

A la faveur de la stratégie « Maroc Numeric 2013 », présentée à SM le Roi Mohammed VI il y a tout juste un an (10 octobre 2009), le secteur des nouvelles technologies a été érigé en domaine « prioritaire de l’économie marocaine au vu de sa contribution potentielle en termes de développement économique et humain », a poursuivi le responsable marocain.

La gouvernance de cette stratégie est assurée par le Conseil National des Technologies de l’Information que préside le Premier ministre, a souligné M. Debbagh.

Et d’expliquer que cette stratégie, qui est le « fruit d’un travail participatif de l’ensemble des acteurs, publics et privés, concernés par les technologies de l’information », s’articule autour de quatre priorités : rendre accessible aux citoyens l’Internet à haut débit, sans oublier les besoins des personnes en situation de dépendance ou d’handicap, rapprocher l’Administration des besoins de l’usager à travers un ambitieux programme d’e-Gouvernement, encourager une utilisation plus accrue des systèmes d’information par les petites et moyennes entreprises pour améliorer leur productivité, et enfin développer la filière locale des technologies de l’information, notamment en favorisant l’émergence de pôles d’excellence à fort potentiel à l’export.

De même, a affirmé M. Debbagh, l’approche adoptée par le Maroc dans le cadre de la politique de libéralisation des télécommunications avait ouvert la voie à une « très forte expansion des réseaux de télécommunications », comme en témoignent les indicateurs de performances réalisés. Ainsi, le nombre des abonnés GSM est passé de 160.000 en 1999 à plus de 27,9 millions d’abonnés en juin 2010, le nombre des internautes se chiffre actuellement à 13 millions, le 1/3 des foyers marocains sont connectés à Internet et, enfin, le Maroc dispose d’une bande passante internationale de plus de 50 Gigaoctets.

Quelque 2.500 délégués en provenance de 122 pays prennent part à la conférence quadriennale de l’Union Internationale des Télécommunications pour discuter des principaux défis qu’affronte le secteur des télécommunications, notamment la réduction de la fracture numérique et la cyber-sécurité.

Ils doivent se pencher également sur les problèmes d’accès à Internet, le développement des réseaux de nouvelle génération, l’accès aux nouvelles technologies pour les personnes à besoins spécifiques et les peuples indigènes.

Communiqué MAP.

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