Le système Badr dans sa phase II

NTIC, Systèmes | | Le 5 mai, 2007 - 0 h 41 min

Trois ans après sa naissance, Badr s’apprête, dans quelques semaines, à entamer une nouvelle phase. La Base automatisée des douanes en réseau, système de dédouanement des marchandises tant à l’importation qu’ à l’exportation, passe ainsi au deuxième palier.

Quatre sont prévus par l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) pour la mise en œuvre définitive de ce système, destiné à terme à remplacer le système d’exploitation Sadoc.

Cette deuxième étape traite de l´ensemble des procédures de conduite en douane, notamment l´acquisition et le traitement des déclarations en détail et des états de chargement. L’opération de passage est en phase de validation en service régulier (test à blanc). Sept bureaux douaniers les plus importants, dont notamment Casa Port et Tanger, y participent avec 15 opérateurs de la place. Le choix de ces derniers s’est fait en fonction de leur implication dans les différents régimes et de l’importance de leur trafic (aérien, maritime…), déclare-t-on auprès de l’ADII.

Les opérateurs pilotes travaillent donc simultanément sur la plateforme du deuxième palier et sur l’ancien système. La semaine prochaine sera l’heure du bilan et « si le résultat est concluant, nous passerons dans la quinzaine à la mise en application généralisée », confirme le responsable du programme. Auparavant, il faudra évidemment passer par la phase délicate de la migration des données du Sadoc, qui deviendra de ce fait caduc, vers le nouveau système. Le basculement se fera un week-end pour l’ensemble des opérations vivantes (non encore clôturées) et plus graduellement pour les archives des six derniers mois. L’enjeux est de taille, le deuxième palier concentrant plus de 90% de l’activité douanière. Le troisième en fait, selon l’ADII, ne comporte que trois modules supplémentaires. Le premier, lié à la gestion du contentieux, est quasiment à usage interne.

Le deuxième concerne les impôts indirects et il n’est pas exclu de le supprimer, tant son utilité est remise en cause. Enfin, le troisième concernant la comptabilité a déjà été intégré à la phase II. Idem pour la mise à la consommation des véhicules prévue initialement pour le quatrième palier. Reste le traitement et la gestion des colis postaux. « Des discussions sont en cours avec les responsables de Poste Maroc pour finaliser le process ». Différents aménagements qui auront chamboulé le planning initial. « Nous ne sommes pas à une semaine près, le plus important pour nous c’est de bien maîtriser toutes les facettes du nouveau programme », assure-t-on. Accessible via Internet ou par le programme d’Echange de données informatisé (EDI), Badr permet aux opérateurs économiques d’enregistrer leurs déclarations en douane quel que soit le lieu géographique où ils se trouvent.

Il permet également aux douaniers de traiter l’ensemble des opérations qui leur incombent. L’ADII a été pionnière dans les projets de l’administration électronique avec la mise en place du programme de gestion en temps réel Sadoc dès le début des années 80. Cependant, ce dernier s’apparentait plus à des écrans de « telex ». Le nouveau programme, considéré comme une locomotive du processus, est beaucoup plus actuel. Il dispose d’un environnement convivial basé sur un navigateur Web (genre Explorer ou Navigator). Installé chez les clients, il permet d’établir une connexion à travers Internet, donc peu coûteuse. La principale nouveauté de ce système reste la mise en place de la notion de super-déclarant qui permet de gérer les accès de l’entreprise au système.

Source : L’Economiste

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