Maroc Telecom prend le contrôle d’Onatel

Telecom | | Le 31 décembre, 2006 - 2 h 59 min

La cession de 51% du capital de l’opérateur de télécommunications burkinabé Onatel à Maroc Telecom couronne un processus d’appel d’offres international « transparent et rigoureux », a affirmé, vendredi à Ouagadougou, le président de l’opérateur marocain, M. Abdeslam Ahizoune.

 

 

« Le succès de l’opération de privatisation de l’Onatel (…) couronne un processus d’appel d’offres international, dont nous tenons à saluer la transparence et la rigueur », a indiqué M. Ahizoune, lors de la cérémonie de signature du contrat de cette cession de 220 millions d’euros.

M. Ahizoune a souligné l’importance de cette opération pour le développement de l’opérateur de télécommunications burkinabé et son rayonnement sur le plan régional. « Ensemble, nous ferons de cette entreprise (Onatel) une référence dans la région et pourrons envisager de nouer des partenariats communs avec des opérateurs de pays voisins. La position géographique du Burkina Faso constitue un atout stratégique dont nous pourrons tirer profit », a-t-il dit.

M. Ahizoune a aussi relevé que cette opération a été appuyée par un actionnaire principal de son entreprise, à savoir le Royaume du Maroc, qui vise, a-t-il dit, à « renforcer la coopération économique avec le Burkina Faso conformément aux liens d’amitié tissés » entre les chefs d’Etat des deux pays, SM le Roi Mohammed VI et le président Blaise Compaoré.

Il s’est déclaré confiant du succès de cette alliance entre les deux opérateurs de télécommunications, relevant qu’Onatel et sa filiale Telmob sont des entreprises « saines et solides » avec un « important potentiel de croissance ». « Les investissements que nous allons engager pour les années à venir leur permettront d’améliorer leurs performances et de se renforcer face à la concurrence », a-t-il affirmé.

« L’injection de compétences nouvelles là où ce sera nécessaire, l’apport d’expertise et de savoir-faire, le renforcement de la formation et la mise en oeuvre d’une gestion dynamique des ressources humaines, permettront de les (Onatel et sa filiale) faire progresser encore plus », a dit M. Ahizoune.

Pour sa part, le ministre burkinabé du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion de l’Entreprise, en charge du processus de privatisation, M. Benoit Ouattara, a souligné qu’avec cette opération, la coopération entre le Maroc et le Burkina Faso a trouvé, encore une fois, un secteur privilégié pour son ancrage.

La cession de 51 pc du capital d’Onatel a été attribuée à un partenaire de « référence qui a pour mission d’assurer le développement continu de la société et sa modernisation », a assuré le ministre.

La rigueur, la transparence et le professionnalisme qui ont entouré, dés le départ, la conduite de ce dossier « m’incitent à dire (…) que nous avons fait le choix d’un partenariat durable », a affirmé M. Ouattara, soulignant que Maroc Telecom représente un « partenaire de référence qui a pour mission d’assurer le développement continu de la société et sa modernisation ».

Selon Maroc Telecom, le Burkina Faso représente un marché « prometteur » avec un taux de pénétration estimé, à fin 2006, à 8 pc pour le téléphone mobile et à 0,8 pc pour le Fixe. Avec sa filiale de téléphonie mobile (Telmob), Onatel a réalisé un chiffre d’affaires de 103 millions d’Euros en 2005. L’entreprise compte à fin décembre 2006 un parc de plus de 400.000 clients au téléphone Mobile, soit une part de marché de 39 pc, et de plus de 100.000 clients du Fixe.

Maroc Telecom, qui détient 54 pc du capital de l’opérateur mauritanien « Mauritel », cherche à se positionner sur les marchés gabonais, camerounais et égyptien.

Source : MAP

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