Meditel : Fourça en réponse à Bayn de Wana

Telecom | | Le 7 mars, 2007 - 16 h 15 min

La concurrence bat son plein dans les télécoms. Dès le 10 mars, Méditel lance une nouvelle marque low-cost sous le nom de « Fourça », qui signifie « opportunité ». L’opérateur muscle ainsi sa riposte à l’offre Bayn.

 

 

Selon l’economiste, cette nouvelle marque est complètement indépendante de Méditel. Elle disposera en effet d’un positionnement propre ainsi que de son réseau de distribution. Même la couleur rouge, traditionnellement associée à Méditel, cèdera la place à une autre, pour « se démarquer totalement de la première ».

Après l’offre à 99 DH, Fourça se veut une risposte stratégique à l’opérateur Wana qui a pulvérisé, dès les 10 premiers jours de commercialisation de Bayn, les records de vente. Ce qui a d’ailleurs entraîné d’importantes perturbations aussi bien de la qualité du réseau que sur les délais d’activation.

Les managers de la nouvelle marque capitaliseront certainement sur les acquis de Méditel pour offrir un « service de qualité ». Si Fourça est qualifiée de low-cost, c’est qu’elle obéit aux principes du modèle qui consiste à agir sur les coûts pour commercialiser le produit fini à des tarifs plus bas. Les prix de Fourça seront donc moins élevés que ceux pratiqués actuellement. Plus précisément, ils seront identiques à ceux de Bayn, fait valoir notre source. Les initiateurs de la nouvelle marque tablent sur un avantage de taille, celui de la mobilité « totale », par opposition à Bayn (mobilité restreinte dans un rayon de 35 km). Les appareils téléphoniques commercialisés en packs seront également « moins chers », assure-t-on. Pour atteindre ce niveau de prix, des efforts sont consentis sur les marges bénéficiaires. De même, « des économies ont été réalisées sur l’ensemble des composantes du prix sauf sur le service et la qualité ». Même la date de lancement n’aurait pas été choisie au hasard. Il semble qu’elle coïncide avec celle annoncée par les responsables de Wana pour « en finir avec les soucis techniques de lancement ».

Le jeu est serré, au grand bonheur du consommateur.

Source : L’Economiste

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